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Colloque Psychanalyse et Sciences du Vivant : Fonctionnement mental, système immunitaire et épigénétique

Publié le 15 décembre 2019 Mis à jour le 16 janvier 2020
Date(s)
A l'Université Paris Nanterre, les 27 et 28 novembre 2020

L’objectif de ce colloque est de mettre en rapport des domaines scientifiques, en général peu enclins à communiquer, afin de questionner et approfondir les rapports entre le psychisme et le somatique à la lumière des avancées récentes en immunologie et en épigénétique. Comme l’avançait en 2011 le biologiste Joël de Rosnay, « l’épigénétique est la grande révolution de la biologie de ces cinq dernières années, car elle montre que dans certains cas, notre comportement agit sur l’expression des gènes. Elle permet également d’expliquer comment des traits peuvent être acquis, éventuellement transmis d’une génération à l’autre ou encore perdus après avoir été hérités ». Ce colloque, conçu dans un esprit de décloisonnement disciplinaire et de confrontation rigoureuse, vise à favoriser un dialogue ouvert entre psychanalystes et biologistes afin de faire émerger les connaissances cruciales, les points théoriques stratégiques, les nœuds de communication, nécessaires pour penser les articulations organisationnelles entre ces disciplines. C’est l’intérêt de la psychanalyse de s’ouvrir aux apports des autres sciences, c’est aussi l’intérêt des autres sciences de s’ouvrir aux apports des sciences humaines dans lesquelles la psychanalyse occupe une place centrale. Par exemple, la notion de stress à laquelle se réfèrent les immunologues et les épigénéticiens permet certes de rendre compte des effets induits sur les régulations épigénétiques et immunologiques par l’alimentation, les produits toxiques. Mais cette notion est insuffisante pour rendre compte de façon satisfaisante des effets induits sur ces régulations par des évènements relevant du registre psycho-affectif. Seule l’approche psychanalytique du trauma permet d’en théoriser les effets sur ces régulations et plus largement dans tout le spectre de la vie psychosomatique. Mais cette mise en rapport entre psychanalyse et science du vivant soulève des questions épistémologiques d’ordre général qui concernent toute mise en rapport entre disciplines différentes et dont l’étude constitue un préalable incontournable à ce dialogue interdisciplinaire que vise à promouvoir ce colloque.

 
Christian Delourmel et Claude Smadja


Mis à jour le 16 janvier 2020