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Recherche & Vulnérabilités

Publié le 17 septembre 2019 Mis à jour le 5 décembre 2019

Le travail doctoral peut, dans certains cas, conduire à effectuer des recherches auprès de publics dit vulnérables. Cette formation a pour but d’identifier la typologie de ce public, les enjeux existants pour la recherche et les précautions à apporter.

Date(s)

du 7 février 2020 au 28 février 2020

Lieu(x)
Bâtiment A (René Rémond)
Dates : 7, 14 & 28 février 2020
Durée : 22h
Public visé : Tous les doctorants
Lieu : salle A305, bâtiment René Rémond

OBJECTIFS

• Comprendre et intégrer la notion de vulnérabilité dans la Recherche
• Comprendre les questionnements et les enjeux fondamentaux engendrés
• S’approprier ces réflexions en lien avec son projet de Recherche


OUTILS ET METHODOLOGIE PEDAGOGIQUE (

• Etude de cas et d’exemples concrets
• Réflexion et travail en petits groupes


PROGRAMME

Module 1


Séverine Euillet, Hélène Join Lambert et Gilles Séraphin (4 séances) :
L'objectif est de s'appuyer à chaque séance sur des exemples de recherches menées par un.e enseignant.e-chercheur.e pour illustrer les différents questionnements et enjeux fondamentaux dans le déroulé d'une recherche. La notion de vulnérabilité sera mise en perspective, débattue à l'aune des dimensions et des publics concernés : jeunes accueillis en protection de l'enfance, parents concernés par la protection de l'enfance, et majeurs protégés. Un travail en petits groupes à partir d'exemples fournis par l'enseignant.e ou par les doctorant.e.s sera organisé afin de mettre en réflexion ces questionnements et de se les approprier en lien avec le travail doctoral.
  • Séance 1 : "Le plan méthodologique à l'épreuve des personnes concernées" (3h), Gilles Séraphin. Elaboration, ajustements, renoncements à des méthodologies au fil de la mise en place de la recherche, et y compris au temps de l'analyse. – vendredi 7 février 2020 – 13h30-17h30 salle A305
  • Séance 2 : "La question du pouvoir dans les enquêtes auprès de publics vulnérables"(3h), Hélène Join-Lambert. Pendant l’enquête les rapports entre enquêteur.rice et enquêté.e sont marqués, comme en dehors de l’enquête, par des rapports de domination. A partir d’exemples nous chercherons à identifier les effets de pouvoir possibles et verrons dans quelle mesure les choix méthodologiques peuvent tenir compte de la manière dont des personnes dites ‘vulnérables’ vivent la question du pouvoir - vendredi 7 février 2020 9h30-12h30 – salle A 305
  • Séance 3 : "Les enjeux de la communication de la recherche auprès de personnes vulnérables" (3h) Séverine Euillet. La communication autour de la recherche tout au long du processus : la présentation du ou de la chercheur.e, l'explicitation des objectifs, des visées de la recherche, l'adaptation des messages portés selon les destinataires, les modalités de restitution et de valorisation à la fois aux personnes rencontrées et aux partenaires – vendredi 28 février 2020 14h-18h –salle A305
  • Séance 4 : « La notion de participation dans la recherche auprès de personnes vulnérables » ", 3h, Hélène Join-Lambert. Cette séance s’intéressera aux différentes approches de la participation dans les recherches menées auprès de personnes identifiées comme étant ‘vulnérables’. Y seront analysées les différentes approches épistémologiques et méthodologiques de la recherche dite ‘participative’. Vendredi 28 février 2020 9h30-12h30 – salle A 305
Module 2

Françoise Hatchuel (1 séance) : la part de vulnérabilité de chacun.e
« Durant cette séance, je montrerai, à partir de plusieurs travaux antérieurs, comment l’approche clinique d’orientation psychanalytique en sciences humaines peut permettre de penser la notion de vulnérabilité, en la définissant non pas comme une caractéristique attribuée à certaines personnes mais comme une part de chacun.e de nous, certes plus ou moins opérante selon les individus, mais toujours à l’œuvre, et donc à prendre en compte, chez les différents sujets. Selon cette définition, l’écoute clinique devient alors un espace d’accueil de la vulnérabilité d’autrui mais aussi de celle du chercheur ou de la chercheuse engagé.e dans la recherche. Je montrerai comment, en élaborant autour de sa propre vulnérabilité, le.la chercheur.se peut se confronter avec plus de justesse à celle des sujets rencontrés et conclurai par une réflexion sur la notion de consentement. » Vendredi 14 février 2020 9h30-12h30 et 13h-14h30 salle A305

Module 3


Régine Scelles (1 séance) : l’entretien avec des personnes déficientes cognitives intérêt, limites et nécessaire adaptation - vendredi 14 février 2020 15h-19h salle A 305

Mis à jour le 05 décembre 2019