• Séminaire/Journée d'études,

Séminaire Objets / Projets 2019

Publié le 6 mars 2019 Mis à jour le 10 mai 2019

Printemps 2019 : Instruments

Date(s)

du 18 avril 2019 au 6 juin 2019

Jeudi 17h30-19h30
Lieu(x)
Bâtiment L (Paul Ricoeur)
Salle des Conseils (4ème étage)

Actualité de la recherche philosophique 

Séminaire de l’institut de recherches philosophiques (IRePh)


Le séminaire fera alterner des séances « conférence », consacrées aux instruments de la recherche philosophique, et des séances « atelier », consacrées aux instruments de l’enquête scientifique

Conférences : Instruments de la recherche philosophique

Les philosophes ne manquent pas d’outils ni de méthodes, mais la part inventive de toute recherche consiste à se les approprier, à développer des schèmes qui en feront de véritables instruments de précision pour s’orienter dans la pensée et mettre les concepts au travail. S’il n’y a pas d’organon général, il y a du moins des organa théoriques. Ceux-ci ne se limitent pas aux formes discursives habituelles de l’exercice philosophique : à côté des formes argumentatives ou des catégories, nous trouvons des schémas et des diagrammes, des langues formulaires et des protocoles fictionnels, des méthodes de description, d’analyse de documents, mais aussi toutes sortes de dispositifs techniques (instruments d’observation, automates, machines…) propres à nourrir l’imagination des philosophes et à leur suggérer des tours nouveaux. Ce séminaire veut offrir aux acteurs de la recherche philosophique l’occasion de présenter leur instrumentarium personnel pour mieux faire connaître ces instruments de pensée, ces instruments qui font penser.


Ateliers : Instruments de l’enquête scientifique

Dans leur activité de recherche, de découverte et d’invention, les sciences mobilisent différents instruments. Si bien qu’on a pu dire que la science est véritablement « phénoménotechnique », production de phénomènes par le biais de dispositifs instrumentaux qui passent de loin les seuls agencements techniques. Si la science mobilise bien en effet différents artefacts techniques — microscopes, télescopes, scalpels ou accélérateurs de particules— il faut également inclure dans les instruments de la découverte tout ce qui relève de la pratique des diagrammes ou des formalisations mathématiques, mais aussi des carnets de laboratoire. L’étude des manuscrits ou journaux tenus par les savants éclaire en effet sur les procédures cognitives : pratiques de gribouillage (scribbling), schémas, tableaux, esquisses, essais terminologiques, etc. S’intéresser aux instruments de l’enquête scientifique, dans toute leur diversité, invite à se pencher sur les chemins de l’investigation.

Séminaire organisé pour l'IRePh par Elie During et Thierry Hoquet.


Programme


18 AVRIL : Conférence

PAOLO GODANI (Università di Macerata, Italie)
L’individu et son double

A propos du livre Traits : métaphysique du singulier (à paraître aux PUF, coll. MétaphysiqueS).
Les « individus » n’existent pas. Du moins, ce qui n’existe pas, ce sont ces entités uniques et irremplaçables que nous imaginons sous ce nom. Le supposé « unique et irremplaçable » n’est, en effet, qu’une constellation de traits, c’est-à-dire de déterminations qui sont tout à la fois singulières et communes. Pour traiter ce problème, on conjugue les ressources traditionnelles de la philosophie continentale (analyse des textes, histoire des problèmes, création de concepts) avec certains instruments de la philosophie analytique (étude du langage, analyse logique), afin de proposer une image en même temps radicale et rigoureuse de ce qui est.


2 MAI : Atelier

CLAIRE SCHWARTZ (Université Paris Nanterre)
Instruments géométriques et pensée exacte chez Descartes et Leibniz

ÉLIE DURING (Université Paris Nanterre)
Les petits diagrammes du professeur Whitehead : mathématique et métaphysique de la relativité


23 MAI : Conférence

BARBARA STIEGLER (Université Bordeaux Montaigne)
Une nouvelle généalogie du libéralisme : enquête sur les sources évolutionnistes de notre pensée politique

A propos du livre « Il faut s’adapter » : sur un nouvel impératif politique, Gallimard, coll. NRF-Essais, 2019.
D’où vient ce sentiment diffus, de plus en plus oppressant et de mieux en mieux partagé, d’un retard généralisé, lui-même renforcé par l’injonction permanente à s’adapter au rythme des mutations d’un monde complexe ? Comment expliquer cette colonisation progressive du champ économique, social et politique par le lexique biologique de l’évolution ? La généalogie de cet impératif nous conduit aux sources d’une pensée politique, puissante et structurée, qui propose un récit très articulé sur le retard de l’espèce humaine et sur son avenir. Elle s’est donné le nom de « néolibéralisme ».


6 JUIN : Atelier

DENIS BONNAY (Université Paris Nanterre)
Voir avec les statistiques

BRICE HALIMI (Université Paris Nanterre)
Les mathématiques comme organon


Mis à jour le 10 mai 2019